Non, je ne suis pas morte. Bien que certaines épreuves du bac aient pu me communiquer de fâcheuses envies, je reviens aujourd’hui sur Cabalistique avec de toutes nouvelles choses en tête. Mais d’abord, mes excuses pour cette absence un peu prolongée.

Il y a quelques temps déjà je vous parlais de la vie comme une bougie dans le vent. En ce moment, la mienne est en pleine tempête. Ne soyez pas effrayés par cette expression curieuse et un brin théâtrale. Il ne s’agit pas d’un article façon « complainte d’une jeune fille aux horizons étriqués », mais de l’envie d’écrire une petite parenthèse sur ma vie. Il faut bien que je raconte un peu ma vie, sinon pourquoi faire un blog ? Mouhahaha.

Libre à vous de la lire ou de fermer votre page internet.

Si vous décidez de poursuivre, ne soyez pas trop exigeant. En ce moment, ça ne va pas fort.

Il y a peu, j’ai fait face à un choix difficile pour mon avenir : choisir de rester sur Lyon avec toute la facilité que cela aurait impliqué, ou décider de se lancer à corps perdu, moi, pauvre petite chose toute neuve, dans une nouvelle vie à Paris. Une petite explication s’impose : j’ai postulé pour plusieurs prépa aux écoles d’art appliqués. En sachant qu’il existe en France seulement quatre formations de ce type, avec chacune une vingtaine de places, et que ces formations très sélectives ne reçoivent que 5% des candidats, disons que j’avais mes chances. Les deux seules qui m’intéressaient vraiment étaient celles de la Martinière Diderot à Lyon et de l’ESAA Duperré à Paris.
Après avoir tourné en rond, pesé tous les pour et les contre, mon choix était fixé : je choisis l’aventure. Parce que si l’on ne prend pas de risques, ben la vie c’est moins marrant. Alors voila, le classement des vœux APB terminés, c’est l’école Duperré qui figure en tête.
Il faut savoir que j’avais vraiment bien ressenti l’entretien, contrairement à celui de Lyon. J’étais persuadée que l’on me prendrait là-bas, quitte à être refusée à Lyon. Alors, je me plaît à imaginer ma vie à Paris, l’école qui a vraiment l’air super… et toutes ces petites choses nouvelles que j’ai vraiment hâte de découvrir.
Au moment des résultats, l’expression « vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué » a pris tout son sens. Sur liste d’attente. Acceptée à Lyon, mais sur liste d’attente pour Paris. On tombe de haut. Parce que je ne veux pas rester à Lyon, absolument pas. Dans me tête, j’avais déjà pris le TGV direction un 12 m². Je voyais déjà cette petite chambre de la taille d’une boîte à chaussures où j’allais me sentir chez moi, l’argent dépensé uniquement pour bouffer, les astuces qu’il faudrait trouver pour ranger tous mes vêtements.. J’avais même commencé à les trier (un grand pas pour moi, à défaut d’en être un pour l’humanité) Heem, excusez l’humour de merde… Coup de gueule, et mini dépression à la carte.
Même après la deuxième phase, je reste en attente. C’est la catastrophe. Cette attente qui me ronge depuis que les premiers résultats sont tombés est très difficile. Autant vous dire que mes révisions sont un peu passées à la trappe les amis.

Mais même si je sais bien qu’il n’y a plus rien à attendre de la dernière phase – ceux qui demandent des formations à 20 places ne plantent pas leur bac – je continue d’espérer. J’ai encore trop envie d’intégrer cette école.

En prenant cette décision, je m’étais ouvert une porte. Que l’on m’a claquée à la figure, avec mes doigts encore coincés dedans.

 

Beurk, cet article prend des allures de journal intime, ce qui me ferait tout à fait horreur. Nous allons donc la faire courte pour terminer.

Ayant fini de pester contre le monde entier, c’est-à-dire moi-même, le jury, et cette saloperie d’algorithme APB – robot sans âme, dont l’unique but est de trouver une place pour chacun des numéros qu’on lui donne -, je pense qu’il serait temps d’accepter cette décision, bien que ce ne soit pas la mienne. Et qui sait, peut être que mon destin était de rester à Lyon ?

Ce qui est chouette, c’est que je n’aurai pas besoin de trouver un photographe sur Paris pour mon blog l’année prochaine. Puisque ma sister sera encore là, de même que mon chat – sale imposteur, mais je ne lui en veut pas.. -, qui pourra continuer à vous écrire sur sa vie ô combien passionnante.. J’essaie donc de positiver, me dire que rester à la maison – grrr, j’ai quand même un peu de mal là – me permettra de mieux me concentrer sur mon travail. Parce ce que je vais quand même en prépa, et même si ce n’est pas à Paris, la formation est équivalente et aussi bonne !

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Autre petite chose : je pense, non que dis-je, je vais changer prochainement Cabalistique de plateforme. WordPress, c’est bien, mais le design est beaucoup trop limité pour mon esprit créatif. Je migre donc sur Blogger et achèterai un thème super chouette qui me fait de l’œil depuis quelques temps.
En espérant que le transfert se passe sans encombre, je me réserve quelques jours pour mettre cela en place.

Je suis juste toute triste de perdre mes petits abonnés wordpress, ainsi que mes commentaires je le crains. Alors si vous aimez mon travail, n’hésitez pas à vous réabonner par la suite. Je vous promets tout plein de ravissantes idées qui ne demandent qu’à être mises en oeuvre !

 

Des poutoux mielleux de la part de Faraon,

& une bonne soirée de ma part

PS : Si vous avez des questions concernant tout ce qui est prépa aux écoles d’art appliqués et MANAA, je suis assez calée sur le sujet et serai toute disposée à vous répondre.

& merci Kenza pour l’idée des gifs ! J’en ai plusieurs sur le feu..

Artemisia

 

 

Il me reste encore un oral d’anglais à passer, puis le marathon sera enfin terminé. J’aperçois les vacances qui se profilent doucement à l’horizon…

 

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